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COFAC : Crise de sens de l'action culturelle publique

COFAC : Crise de sens de l’action culturelle publique

mardi 15 décembre 2009

Les associations sont porteuses de sens dans l’action culturelle. La COFAC, et avec elle la CNRA qui en est membre, revendiquent la nécessité que l’Etat et les collectivités co-construisent leur politique culturelle AVEC les associations culturelles.

Un grand malentendu : il n’y a pas de vie culturelle sans les associations 

Les 204 800 associations culturelles, présentes sur tous les territoires

- représentent un budget annuel cumulé de 5.54 milliards d’Euros,
- emploient 405 000 salariés, dont soit 83 700 en équivalent temps plein,
- regroupent 2.2 millions de bénévoles,
- touchent 2 à trois fois plus de français que les institutions subventionnées et conventionnées,
- s’adressent à toutes les catégories de population.

Ces associations transmettent, créent, rénovent et inventent en permanence la culture vivante du pays. Elles offrent chaque semaine plusieurs dizaines de milliers d’occasions d’éducation artistique et culturelle à plusieurs millions de français, embauchent des milliers de professeurs ou intervenants et contribuent largement à atteindre les objectifs du service public culturel.

La vie associative culturelle contribue à un développement soutenable de nos sociétés -Les associations culturelles contribuent à la démocratie culturelle.
- Les associations culturelles contribuent au développement de la personne, au développement du lien social et de la citoyenneté.
- Les associations culturelles sont actrices de l’aménagement, de la valorisation et de la cohésion des territoires.
- Les associations culturelles ont un fort impact économique : elles contribuent au développement des industries secteurs culturelles et sont facteurs d’un développement économique solidaire, qui profite à tous et qui est non délocalisable.

Les associations culturelles sont légitimes à co-construire les politiques culturelles dans le respect des engagements internationaux de la France sur la diversité culturelle

- Aucune catégorie (élective – administrative) n’est dépositaire seule de l’intérêt général.
- Aucune catégorie (élective – administrative – cultivée), aucune grande institution, n’est dépositaire du bon goût de la Culture
- Que penser d’une politique institutionnelle de « démocratisation de la culture », où le sens et la valeur culturels continuent à être donnés par les seules grandes institutions ? Que penser d’une politique culturelle qui refuse la co-construction avec les citoyens et nie par là-même le principe des « droits culturels » ?
- Au contraire, la diversité des associations culturelles, les possibilités d’initiatives culturelles qu’elles représentent sont en accord avec les engagements internationaux de la France sur la diversité culturelle, qui préconisent notamment que « toute personne doit pouvoir participer à la vie culturelle de son choix et exercer ses propres pratiques culturelles ».

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