Une cinquantaine d’associations, dont les Paralysés de France (APF) ou la Ligue des droits de l’Homme (LDH), ont appelé jeudi 5 janvier 2012 les candidats à la présidentielle à ne pas sacrifier la lutte contre l’exclusion ou l’aide aux personnes fragiles au comblement des déficits publics.
« Nous souhaitons attirer l’attention des candidats (…) et de toute la classe politique sur les impératifs de la solidarité », a déclaré lors d’une conférence de presse le président de l’Union nationale interfédérale des oeuvres et organismes privés sanitaires et sociaux (Uniopss) Dominique Balmary.
Cohésion sociale - « Il faut combiner le désendettement, la croissance et la cohésion sociale, qui sont étroitement liés », a-t-il plaidé. « Les politiques de solidarité ne doivent pas être reléguées au second plan », derrière les « impératifs économiques », a renchéri Arlette Burgard, de la CNAPE (protection de l’enfance).
Accessibilité - Les intervenants ont au contraire appelé à « investir dans la solidarité », notamment dans l’accessibilité aux personnes handicapées (APF) ou dans les « mesures préventives et éducatives » pour la jeunesse (Cnape). « Les prises en charge tardives ont un coût bien plus élevé que la prévention », a relevé Mme Burgard.
Un « enjeu économique » également souligné par Pascal Champvert, président de l’AD-PA (directeurs d’établissements et services au personnes âgées). Le secteur personnes âgées permet de « créer des dizaines de milliers d’emplois », a-t-il affirmé.
