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34 radios et télévisions fermées par le gouvernement vénézuélien

34 radios et télévisions fermées par le gouvernement vénézuélien

publié le dimanche 2 août 2009

Source LEMONDE.FR avec AP et AFP | 01.08.09 | 21h12


Le gouvernement du président vénézuélien Hugo Chavez a retiré leur concession à 34 radios et télévisions, officiellement pour des raisons administratives, tout en avertissant 200 autres stations que leurs émissions étaient aussi menacées, relançant la polémique sur les atteintes récentes à la liberté d’expression dans le pays.

Les organisations de défense des droits de l’homme accusent le président Chavez de resserrer son contrôle sur les médias afin d’étouffer toute voix dissidente. "Nous assistons au plus important dispositif de restrictions à la liberté d’expression jamais mis en place au Venezuela, sans précédent en période de démocratie", a ainsi déclaré Carlos Correa, directeur de l’organisation non gouvernementale de défense de la liberté d’expression Espacio Pœblico.

"CRIMES MÉDIATIQUES"

Ces fermetures "administratives" interviennent au moment où le gouvernement prépare une série de réformes visant selon lui à "démocratiser" un secteur encore aujourd’hui très concentré. Cette nouvelle loi punissant les "crimes médiatiques", à laquelle le quotidien espagnol El Pais consacre un dossier, devrait être adoptée avant la fin de l’année. Cette nouvelle législation sanctionnerait les propriétaires de stations de radio, de chaînes de télévision et de journaux accusés d’avoir tenté de "semer la panique" ou encore "troublé l’ordre social". Les médias qui "manipulent les informations en vue de propager une perception erronée des faits" sont également dans la ligne de mire.

Les médias privés estiment que ces réformes aboutiraient à renforcer l’emprise de l’Etat sur l’information. Une inquiétude que n’a pas cherché à dissiper le premier procureur du pays, Mme Luisa Ortega, qui a insisté jeudi sur le fait que la liberté d’expression devait être "limitée" au Venezuela.

Jose Miguel Vivanco, responsable "Amériques" de l’organisation Human right watch, s’inquiète d’ores et déjà d’une "terrible regression de la liberté d’expression". Carlos Lauria, du Comité de protection des journalistes, basé à New York, considère pour sa part le projet de loi comme une "réminiscence des jours les plus sombres des dictatures sud-américaines avec son cortège de dispositions archaïques visant les soi-disant crimes médiatiques".

Voir en ligne : l’article complet sur le site du Monde

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