publié le lundi 13 juillet 2009
Dès mars 2008 des modifications pour simplifier les modalités de répartition pour d’abord simplifier vos déclarations. Vous êtes des bénévoles. Vous avez peu de temps à consacrer à votre objet premier. Un système simple de répertoire spécifique.
C’est un montant de 1,2 million d’euros, toutes RMT confondues, à répartir aux ayants droits. Plusieurs études ont montré que ces droits sont équivalents à ceux que l’on peut trouver dans les radios musicales.
70% ré-affecté l’ensemble des radios et 30 % sur un autre processus. Ce processus a voulu être l’un des plus représentatifs possible.
Sur les 30% qui vont rester à répartir, éclatement en 4 grandes parts :
L’habillage. Si vous demandez à ce qu’un auteur fasse de l’habillage un jingle d’une émission, cette personne n’aura pas de rémunération si elle n’est pas diffusée ailleurs. On a mis en place un système simple : une déclaration semestrielle de l’ensemble de vos habillages s’ils sont spécifiques. Si vous reprenez des thèmes connus. On cherche les thèmes qui sont originaux.
Dans les formulaires : genre, durée du jingle, la fréquence par semaine, par semestre…Ça permet de répartir les droits. Cela vise à limiter au maximum le travail que l’on vous demande. Uniquement de l’habillage. Vous diffusez parfois des auteurs de sketchs, qu’il faut déclarer, des poèmes, des conteurs… Tout ce qui est très spécifique et la richesse de vos radios, tout ce que l’on n’entend pas ailleurs.
Certaines radios ont des répertoires spécifiques, des artistes en développement. Enfin, vous pouvez trouver dans vos radios des jeunes qui vont bénéficier de rémunération par ce biais, mais sans que vous ayez à le déclarer. On reprend les déclarations phonographiques. Tout auto producteur qui fait une déclaration de pressage, finance lui-même son disque bénéficiera d’une rémunération forfaitaire, 10 € par œuvre. Idem toute personne qui joue régulièrement dans un lieu sur une période équivalent peut bénéficier d’une rémunération semblable.
Conséquence :
Jusqu’à maintenant, on avait 7 à 8.000 œuvres dans cette catégorie. Aujourd’hui, pour la partie programme, cela concerne 6.000 titres. La part que l’on prend sur les ACI, c’est 20.000 titres. La perception faite auprès de vos radios va abonder à 28.000 titres. L’objectif était d’avoir une ouverture et de toucher les petits. Il faut simplifier les modalités de déclaration pour aboutir à cela. Au niveau de la CNRA, les montants que vous reversez sont de l’ordre de 2.800 € en moyenne. Ca représente, 8 € par jour. Entre 2 et 4 centimes par ayant-droit. 500 diffusions. Voici l’économie. Les 10 euros, c’est l’économie permettant de rémunérer le mieux possible ces ayants droits.
Dans la FAQ des dossiers, vous trouverez des réponses. Si vous ne vous sentez pas capable d’y répondre, ne pas hésiter à venir vers nous. Ne pas hésiter à renvoyer les sociétaires et futurs sociétaires. De futurs sociétaires peuvent toujours vous en demander. Il ne faut pas dire non car il faut pouvoir continuer à établir des attestations, car c’est un moyen d’adhérer à la SACEM. Ils doivent prouver que leurs créations vivent et surtout de le dater. On a donc besoin de votre aide et de vos attestations. Elles permettent de vivre et de s’inscrire à la SACEM.
QUESTIONS SACEM
Radio CAMPUS Lille : une diffusion qui ne dépasse pas le même titre une fois par semaine puisque chaque animateur passe une fois par semaine. Vous avez fait une statistique qui permet de dire que 70 % des œuvres sont du domaine général. Vous répartissez 70 du budget. Nous ne trouvons pas cela juste. Nous voulons donner 70% du budget aux autres, inverser le budget. Est-ce possible par convention ?
Réponse :
2 à 3.000 euros par an. Vous nous dites que vous diffusez une nouveauté ou chose différente. Cela veut dire que vous faites à peu près combien d’œuvres par jour ?
200/8€ =1,6 centimes par titre à peu près.
Cela peut aller de 1 à 20/25 ayants-droits. On rentre dans le problème du coût. Sur le fond on est comme vous. La SACEM a toujours voulu se battre. La SACEM est une de celles qui répartit le plus au programme. Mais on ne peut pas y répondre aujourd’hui. Cela voudrait dire mettre en place des systèmes de gestions : remplir des fiches auteurs compositeurs, malgré l’automatisme. C’est une charge pour vous et pour nous. On laisse de coté certaines ayants droits diffusés seulement sur votre radio. Ces productions sont financées. Peut-être pas toutes !
Dans ma question :
La défense de l’originalité des programmes, le soutien de la création qu’il soit financé.
On ne peut pas payer pour des gens qu’on juge indigne de notre radio
Radio LATINA ou NOVA ont un volume assez important qui donne un sens à leur répartition. Diffusé une fois sur une de ces radios va toucher 1 à 2,5 €.
La SACEM est aussi un alibi pour des gens qui ne sont pas nos artistes.
Un autre :
La solution est d’inverser le pourcentage 70/30. Sentiment profond d’injustice de rémunérer des gens que l’on ne diffuse jamais.
Radio CAMPUS
On a pas beaucoup d’argent à vous donner et il n’est pas affecté à ceux qui le méritent.
SACEM
N’hésitez pas à ouvrir votre antenne à des délégués de la SACEM pour les informer des moyens qui existent.
Radio CAMPUS
Propose une charte de la différence.

Farid BOULACEL, Président de la fédération des radio associatives non commerciales de la région Rhône Alpes
et Franck JEHL, Président de la Fédération Alsacienne des Radios Associatives.
Voir quels financements alternatifs on peut avoir. Idée de savoir ce que vous vous faites dans vos radios et quels financements vous arrivez à obtenir, qui sortent un peu du lot.
La Fondation de France
http://www.fondationdefrance.org/
Il vous est possible de faire une demande dans le cadre appel à projet. Un projet refusé dans la salle déposé à la Fondation de France. La Fondation travaille sur certaines régions. La région Poitou-Charentes est divisée en deux parties qui ne recoupent pas les subdivisions de la Fondation de France en Région, ils l’avaient accepté et Paris a refusé.
Je vous invite à me laisser votre mail pour vous envoyer un dossier type qui a été financé. Ils ont des délégations régionales. Il y a des calendriers de dépôt de dossier. Vous déposez un dossier, vous commencez une action pour laquelle vous serez peut-être financés après. On dépose des dossiers sans avoir l’assurance d’être retenu.
Voir le site de la Fondation de France. Il y a des appels à projets différents, par thème : culture… On ne répond pas à un seul projet, mais on peut répondre a plusieurs projets différents. Radio ALTO dans les Vosges a répondu 3 années de suite et les 3 années, le projet a été accepté. C’est une radio rurale.
Les mutualistes ont des fondations de soutien de projets. Il faut faire des recherches sur le site de la MACIF, du CRÉDIT MUTUEL… Le CRÉDIT MUTUEL est en partenariat avec les familles rurales, la BANQUE POPULAIRE…
la BANQUE POPULAIRE. : nous (Franck JEHL) avons déposé un projet. Sur 300 projets, 2 projets ont été retenus.
C’est une aide alternative. Il faut en déposer 10 pour espérer en avoir un ou deux. On peut ensuite contourner le problème en le représentant l’année suivante. Nous avons eu le cas de projets retenus une année et pas une autre.
Souvent sur le site des banques mutualistes, des assurances, il faut faire une recherche et l’on voit en petit dans le coin, « fondation ». On regarde si la thématique correspond. Si on dit que l’on travaille uniquement sur l’aménagement urbain en décoration florale, on laisse tomber.
Idem la CDC (Caisse des Dépôts et de Consignation)
Qui a obtenu des financements ?
Nous (Radio PFM d’ARRAS) on a les programmes régionaux de santé :
les DRAS (Direction Régionale des Affaires Sociales)
Union des médecins libéraux,
Union régionale des caisses d’assurance maladie…
12 programmes régionaux de santé.
Le Nord est l’une des régions les plus marquées en matière de santé, avec des taux les plus importants… On peut faire des projets sur le cancer, la vieillesse… Nos projets ont été validés par tous ces organismes. Surtout la santé des personnes touchées par la précarité. Suite à des appels à projet , sur des sites internet du Nord Pas de Calais.
Dossier en ligne. On a un avis favorable. On passe à l’instruction… Projet apporté par la radio, des associations, les HP, les collectivités locales.
En région Bourgogne, on a demandé à l’URCAM pour déposer un projet. On nous a demandé d’avoir une structure poreuse de projet.
D’une région à une autre, cela peut changer.
Jean-François, Radio SCARPE SENSEE
Il faut être à l’affût de toutes les structures régionales qui sont demandeuses en communication. Nous on a fait autrement. On a travaillé bénévolement sur le territoire avec les gens qui s’occupent de l’eau. On a rencontré des gens qui sont dans l’administration de l’eau qui nous ont demandé pourquoi on ne leur proposait pas un projet. ? On leur a envoyé une proposition très détaillée. Actuellement sur notre projet, on est à 15 radios sur le Nord-Pas de Calais, reconduit cette année.
L’inconvénient, c’est que l’on doit présenter un projet assez technique, mais qui pose un problème sur le plan de la classification des ressources. On ne sait pas si c’est la prestation. Avec un EP, on n’a pas la possibilité de passer des revenus. Ce sont des EP qui devraient avoir le droit de nous déléguer des mission. Cela nous permettrait d’avoir des ressources et éviter d’arriver à un taux trop important de subventions, ce qui pose un problème fiscal, car on arrive à des budgets assez élevés. Le coût de la réalisation et la rémunération pour les radios, ça fait un budget de 35.000 euros. La radio qui gère est dans une position difficile car elle doit comptabiliser des produits.
Il y a une lacune. La fédération est défaillante. Elle devrait gérer ça normalement. On n’a pas réussi à mettre tout cela en place ? En fait, la convention actuellement en préparation, la région a exigé que ce soit la Fédération, sinon, nous n’aurions pas de projet ? Pour une radio seule, c’est difficile, par exemple d’appuyer une politique financière avec des emplois là-dessus.
Nicolas PROUVOST, Radio BOOMERANG de Roubaix
On a fait une demande de subvention à la ville. On avait fait ça bénévolement dans le cadre des classes citoyennes qui avaient très bien fonctionné. On a eu beaucoup de mal avec le changement de programme des établissements de primaire. Ça va quand même se faire car le projet est fait à l’avance Vous n’avez pas de financement ?
Oui voté pour 2009, 2.500 euros. Mais ça n’a pas été évident à mener.
Expliquez ?
Une classe citoyenne à Roubaix. Les enfants ont produit une heure d’émission, mis sur CD, pour les familles… 1 h d’émission sur la fin du projet. Combien de rencontres cela a nécessité ? Plusieurs séances. 6 séances de 90 minutes.
Animateur du débat
Nous, nous avons déposé un projet à la Communauté de communes de Grenoble projet CUCS via le site polyville, partenariat avec une mairie et une association qui aident les jeunes dans le cadre de dispositifs pour aider les jeunes à trouver leur place. Projet d’émission mensuelle : cocktail militof. Ces dossiers sont déposés en ligne. La commune vous donne un numéro. Siège a cette commission : région, les communes, acée ex fasild, conseil général et l’Etat. On peut consulte sur www.polyville.fr toutes les villes ne sont pas équipées.
Le projet cocktail militof : 1 h en direct, avec 5 reportages… Une émission sur les dispositifs des communes qui concerne les jeunes et leurs témoignages sur ces dispositifs. 13.000 euros pour ce projet. On rentre dans nos frais. 1 heure d’émission par mois.
Le public : vous êtes bien nourris !
On entend renouveler l’opération l’année prochaine. le projet était très viable. Mais on s’attendait pas à obtenir autant. La métropole, la région et le département ont financé ce projet. La région et le département nous financent sur d’autres actions. Il faut choisir de bons partenaires sur le terrain. La reconnaissance s’acquiert avec un travail sur le terrain et sur la durée .
Avec la faculté d’Arras, on fait venir 10/12 étudiants… Ils ne savent pas parler à la radio. On touche 2.500 euros. Le service culturel de l’université d’Artois qui se lance.
Jean-François, Radio SCARPE SENSEE
Est-ce que des gens ont monté des projets avec l’Education nationale ?
Jean-François CHAVAL
On a installé un studio à Gourdon.
Le financement est compliqué. Il y a l’éducation nationale et un partenariat avec la communauté de communes. A condition de travailler aussi sur la communauté de communes. 1.200 à 1.500 euros avec le lycée. On y est tous les mercredis. Mais le plus important, c’est que ça a généré derrière de postes grâce à l’éducation nationale.
Le but est de faire un studio ouvert dans le lycée. On obtient de l’argent. Avec un lycée agricole : 5 à 600 pour 2 émissions avec les écoles. C’est occasionnel, ça dépend de la motivation des élèves… Un enseignant agricole au CA de la radio… Ca marche aussi comme cela.
Nous on travaille depuis 10 ans avec 24 lycées. On a été financés avec l’éducation nationale. Le maître d’œuvre est le lycée technique qui a trouvé, je ne sais comment. Ce qui est étrange, c’est que l’enseignement privé est très friand de nos radios mais que je ne sais pas où ils trouvent leurs financements.
Une Radio à Moutiers
On est installé dans un établissement scolaire. Il faut se lever très tôt pour obtenir une subvention. On vend de la prestation de service entre 750 et 1.200 € pour un atelier radio suivant le nombre d’élèves. 1 intervenant pour 10 élèves. On est un peu comme une entreprise. Soit on les vend et on met un commercial derrière, soit on en fait peu et on met la qualité.
On envoie des plaquettes aux établissements. On travaille avec les CCJ (Conseils Communaux de Jeunes).
On a entre 1 et 5 ateliers par an.
On fait d’abord de la théorie, puis on les fait venir faire de la radio. On livre un CD et un podcast sur internet.
Franck
Exemple intéressant. En radio on a le même type de prestation, mais avec des mécanismes de financement très différents.
On a fait des ateliers radiophoniques sur trois jours. La ville achète une prestation. Bon de commande de 300 €. Ca permet d’intégrer le projet. Le conseil général apporte alors 300. On trouve alors un dispositif à la Jeunesse et Sports. On travaille sur plusieurs cliquets. On en fait trois dans l’année. On en a vendu.
On a fait pas mal d’atelier. Comment vous définissez les prix ?
20 heures d’intervention. Quel calcul vous faites ?
Je prends ma masse salariale et je multiplie par 2 ou 3.
1er jour : découverte de l’atelier
2e : recherche d’un sujet, prise de contact et prise de son
3e : assemblage numérique
4e : recherche de sujets
5° : mise en commun. Une heure d’émission. Les jeunes repartent avec un CD.
Je vais prendre de 30 à 60 euros de l’heure. Dans un lycée, on aide l’enseignant à remplir son dossier de demande de subvention de la région Rhône-Alpes. Après, quand ils ont reçu la subvention, on facture au lycée, 45 € de l’heure (intervenant).
Jean-François, radio SCARPE SENSEE
Les gens sont très sensibles au fait qu’il y ait une part de bénévolat. J’ai copié l’imprimé CERFA de demande de pub. Quand on calcul le prix de l’opération en se débrouillant pour mettre une participation de nos moyens de 20%. On ne demande jamais plus de 80% de subvention.
Franck
On gonfle un peu sur les projets. On ajoute l’assurance alors qu’elle est déjà payée par ailleurs. Il faut qu’on présente un projet à la collectivité dans lequel on perd de l’argent. On montre toujours dans le dossier que l’on a un peu perdu.
Radio d’Arras
On avait un emploi jeune qui devait participer. Un dispositif local d’accompagnement. Une structure nous a dit : 37 € de l’heure. Vous n’êtes pas assez cher. A 50 € de l’heure vous ne perdez pas d’argent.
Depuis lors, on facture au moins 50 €/heure. On était au niveau de la DRAC.
Certain partenaires dénient le travail bénévole parce que ce n’est pas assez valorisant car pour eux pas professionnel . Quand on fait payer, c’est mieux perçus comme un travail de professionnel.
Il y a toujours la rencontre de personnes et de ressources. Quelqu’un voulait parler d’un sujet bien précis : La caisse départementale du Lot. Faites un reportage sur cela. Mais on pourrait peut-être faire quelque chose. On a proposé des émissions régulières. C’est une administration. Cela a fini par se réaliser avec la CPAM. Au départ, l’opportunité d’une rencontre entre un demandeur, une ressource et… Cela permettra d’être reçu.
Jean-François, radio SCARPE SENSEE
Mot important : opportunité. Et c’est sur le terrain qu’on la rencontre.
Franck.
En Alsace, on a contact avec la CRESS (Chambre Régionale de l’Economie Sociale et Solidaire), peu connu alors que dans chaque CRESS, il y a de gros mutualistes. La CRESS assure en Alsace le financement des micro projets européens.
J’ai dit à son directeur que la CRESS doit se rapprocher des radios associatives. Créer des modules de programme sur des projets subventionnés par la CRESS pour mettre en avant des initiatives et ce dispositif trop peu connu.
Ca peut se faire à travers la CRESS qui achète de la communication ou je dépose un micro projet et je récupère 23.000 euros par ce biais là.
J’ai eu un FSE l’année dernière : le projet doit être pérenne, car la FSE assure l’emploi sur des territoires en difficultés. On m’a refusé un projet semblable parce que je ne pouvais pas pérenniser derrière. J’ai déposé un autre projet et j’ai pu prendre les 23.000 euros
Franck : je rejoins Jean-François, c’est une question de relationnel.
De la même manière, j’ai rencontré le sous-préfet de mon secteur qui a la délégation de la sécurité routière.
Il me dit qu’il a le PDAS, c’est pas la panacée. On a pris la DDE et on a dit : vous saupoudrez à des associations aujourd’hui en matière de sécurité routière. Il serait intéressant de mettre en avant des associations de motard… Il serait intéressant qu’on rentre dans ce dispositif. En Alsace une seule radio est en situation de produire. On passe par la fédération pour faire une distribution de ces programmes.
Plein de thématiques peuvent être retenues. C’est au fil de rencontres qu’on va vous dire qu’on a tel ou tel mécanisme. Ça marche une fois pas forcément la suivante.
Jean
Est-ce que vos copains sont des copains de copains ?
Le copinage marche bien mais est-ce qu’on peut reproduire ce copinage ?
La direction régionale de la Jeunesse et Sports : il y a 5 radios en Haute Savoie, presque rien.
Dans le développement des cultures populaires, il n’y avait plus rien. Il faut que quelque chose se fasse. C’est intéressant de voir qu’il y a un projet politique possible.
Ce sont des choses qui peuvent se multiplier. Sur les chorales, les fanfares…
On est venu nous chercher comme ça. Je trouverai intéressant que cela puisse se mutualiser. Je suis sur une frontière : en fin de compte, des politiques très différentes d’une région à l’autre. Dans l’Ain, les paysans ne s’intéressent pas à autre chose qu’aux oiseaux et aux poulets. Ils se foutent de savoir si une radio existe ou pas. La Haute Savoie, c’est le farwest. 90% de gens de droite. Impossible de monter des projets. Très difficile. Sur quels mécanismes on peut jouer ? Or ce sont les seuls médias qui restent. La presse écrite a pratiquement disparu de ces coins là.
Benoît de Radio ALTO devait être là. Une radio qui a trois ans à peine, sans copinage il a développé des partenariats. Il y est arrivé. Tu n’as peut-être pas les bons interlocuteurs.
L’animateur Grenoblois
Quand on est arrivé en 1991, on était une radio de quartier.
Le territoire est vivant, comme la démocratie. On trouvera toujours des partenaires. Le plus important, c’est de travailler en fonction de son projet associatif. On est passé de 70 à plus de 200.000 euros. Ça a fini par séduire les élus. Le copinage vient de là. On est connus et reconnus.
Parfois, c’est une question de hasard. J’appelle la DDAS. Ils me demandent une autorisation de la Préfecture pour venir chez moi. J’appelle la préfecture. On me dit « j’en ai de la radio » « je vais vous aider »…
Des financements € spécifiques, le FEDER. Les projets européens sont de gros projets. Faut avoir les reins solides
Une femme : radio de montagne en milieu rural. Faut faire très attention. C’est un travail à temps plein. C’est un vrai travail avec des techniques. Des contrôles très stricts, une comptabilité analytique… Une logistique, une avance de trésorerie… On court tous après des financements diversifiés. Mais c’est du temps. Et le temps, c’est de l’argent et on tourne de plus en plus en rond. Est-ce qu’on va financer de nouveaux projets ou bien on reste sur nos projets de bases qui sont déjà financés ?... Se méfier…
Nous avons toujours trouvé de l’argent pour des actions que nous avions envie de mener. C’est un tel investissement… Si c’était quelque chose qui ne nous plaisait pas nous ne le ferions pas,
Stéphane Vincent, Radio Albatros au Havre
Quand on a monté un projet européen, les municipalités nous regardent autrement car peu d’associations sont capables de porter un projet européen.
Franck : sur les financements européens. Ce n’est pas parce que c’est européen que c’est partout pareil. Les seuls financements européens en Alsace c’était autour des maisons fleuries. Il vous fait faire aussi des recherches pour voir si vous êtes éligibles pour certains projets.
Des thématiques nationales : FSE, égalité des chances
On parle de la disparition de Jeunesse et Sports. Les FONJEP. J’en ai demandé un il y a 6 ans à Jeunesse et Sports. Ils sont venus me voir il y a 2 ans pour me dire que c’est accepté. Ils ont eu des crédits dispos à ce moment là. Mais je ne sais pas pourquoi. Evaluation toujours pas faite après un an. Je touche parfois. Je sais pas pourquoi ni comment. Pas de convention. Depuis 3 ans avec une évaluation tous les ans Jeunesse et Sport à vu ses crédits réduits de 60%. Pour certaines régions, ils continuent à percevoir des fonds en 2009. Mais cela se réduit comme peau de chagrin. Les FONJEP sont très peu nombreux dans ces administrations : jeunesse, sport, culture, agriculture…
Des activités hors radio ?
A Poitiers, Poitou… Un magazine papier. On est partie sur l’idée qu’on était un média spécialisé pour les jeunes. On a développé un site internet, un magazine papier. 10.000 euros de pub par an et de la subvention pour le reste. On a tout autour de nos structures, des partenaires très proches. Plutôt que ces partenaires utilisent des structures privées, pourquoi ne pas leur proposer nos supports ? Le centre régional d’information jeunesse, qui nous finance pour 6.000 euros et Poitiers Jeunes qui nous a délégué une partie de sa communication. Il y a moyen de développer des partenariats économiques.
Ca signifie quoi ? Des messages à l’antenne ? Oui, message pub, un publi reportage, mais qui correspond à nos valeurs. C’est pas du publi. Essayer de faire de l’information.
On est souvent à la frontière entre le rédactionnel… Le conseil général est venu nous voir un jour : on vous donne 15.000 euros, il va falloir le justifier. On le fait bien… Faites un peu de publireportage. Non, on a des journalistes encarté. Si vous voulez la dénoncer la convention, ca va faire mauvais genre. On a trouver un compromis ; je leur vends de la pub.
Franck
En Alsace, soit vous payez un attaché de presse. Ca va coûter cher,
soit vous demander aux radios associatives.
On est là, on veut aller là avec tels partenaires… On va porter ensemble le projet pour que l’auditeur ait compris à la fin. Alors qu’un spot de 30 secondes sur NRJ, ne valorise pas vraiment on ne peut pas comprendre un projet. Ca nécessite des messages, des rubriques pour donner du sens à un projet
Sur 2007 on a atteint 230.000 euros de budget. On a perdu notre fonds de soutien, passé de 40.000 à 10.000, puis à 4.000. On a tout de suite sectorisé la comptabilité. Je n’ai pas de souci sur la pub. Nos annonceurs sont très réactifs sur la papier, moins sur la radio. On est plus sur des annonceurs très différents : bars, concerts… sur le magazine.
L’animateur grenoblois
Nous, on a développé des ateliers d’écriture. J’ai mené un atelier avec des jeunes qui vont maintenant enregistrer un CD. Avec d’autres jeunes, on fait de la mise en scène de leurs textes pour des concerts. On organise aussi des concerts sur Grenoble. Nous avons développé un savoir faire dans l’organisation de concert si bien que maintenant certains partenaires nous sollicitent pour l’organisation de ce type événement.
Le Charentais
C’est peut-être parce que je suis jeune, mais je n’ai aucun problème avec la pub. C’est un élément naturel sur une radio, surtout une radio jeune. Quand je discute avec les jeunes, une radio sans pub c’est une radio bizarre.
« C’est grave ça »
Quelles sont les relations avec ton CA car tu ressembles à une radio commerciale ?
On perd de l’argent sur toutes les actions militantes. Il faut bien qu’on équilibre notre structure. Mon président m’autorise à passer par la publicité. Nos financeurs publics nous demandent de contribuer avec de l’autofinancement.
Laurent Gravier, fédération La Réunion
Radios associatives et scolaires. On travaille essentiellement sur les MIC-MIG message d’intérêts collectifs/général … On a des spots de pub institutionnelle. J’ai une question sur la publicité. Une radio associative doit gagner moins de 20% dans son budget pour la pub. Mais pas de limite pour les MIC-MIG. Comment vous faites pour le valoriser dans votre bilan pour NPC les deux publicités ?.
Une radio associative à 17 salariés. Financés avec la publicité. Quand des budgets permettent de produire de la qualité, je ne perds pas mon âme.