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Atelier 2 - Sur la formation des bénévoles

Atelier 2 - Sur la formation des bénévoles

publié le lundi 15 juin 2009


ATELIER-2

Atelier 2 - Sur la formation des bénévoles

Animé par Jean-François Biardeaud, de RTF à Limoges.

1) Quels besoins ?

Tour de table, témoignage de situations problématiques rencontrées par les différents acteurs.

Deux points émergent : le versant administratif et le versant technique.

- Administration

Les cadres du bureau sont indispensables. Ils sont les seuls à connaître l’organisation interne, la gestion, le jargon radiophonique des congrès de la CNRA, les questions de charte sociale ou de SACEM… La plupart des intervenants conviennent d’un même problème : ce sont souvent les mêmes qui occupent ces postes pas toujours convoités, et la relève n’est pas assurée par les bénévoles. En cas d’absence, c’est la catastrophe. Pour certains, c’est à ceux qui savent les salariés par exemple) de transmettre leurs connaissances aux nouveaux arrivants, leur expliquer le statut de la radio dans laquelle il vont œuvrer, l’historique de l’association, présenter ce qu’est la CNRA et ses fonctions. « Ne pas séparer gestion de la radio et animation, c’est dangereux ! » résume un partisan du turn-over. Pour d’autres, ce passage de relais n’est pas du ressort des permanents : « On n’est pas tout le temps là, disponibles. Ni forcément capables de former les autres. »

- Animation

La maîtrise de l’expression orale est primordiale à l’antenne. Mais de nombreux amateurs se retrouvent bloqués par des problèmes d’élocution ou de pertinence alors qu’ils pourraient aller plus loin avec quelques notions de base : apprendre à prendre la parole, seul ou en groupe, savoir se faire entendre, mener une interview, relancer, monter en effaçant les scories… Et ce même pour des émissions musicales qui ne paraissent pas concernées de prime abord. D’après les témoignages, beaucoup de bénévoles sous-estiment l’importance de la préparation d’une émission (déroulement, sujets à développer d’une fois sur l’autre…). Une formation pourrait les aider à mettre en place un projet d’émission à long terme ou l’améliorer.

2) Finalités

Créer un réseau en organisant des formations collectives pour différentes radios sur une même région : c’est ce qu’a fait Jean-Yves à La Réunion. « Ça permet une mutualisation des savoirs, des compétences. Depuis, plusieurs projets communs ont vu le jour. Les animateurs ne sont plus cantonnés uniquement à leur territoire, mais capables de sortir de leur isolement pour couvrir des événements à plus grande échelle. » Certains, comme Jean-François Biardeaud à RTF, songent même à la professionnalisation de leurs bénévoles depuis que France Bleu débauche des animateurs amateurs. D’autres se concentrent sur l’amélioration de la qualité de la radio en interne, en faisant appel à une régie de formation pour inculquer aux novices quelques bases techniques sur le mixage, la prise de parole et le projet d’émission. Un mois, deux heures par semaine avant l’accès au direct.

3) Petits et grands moyens

Le système D

- Les bénévoles peuvent se retrouver conviés sur demande en tant qu’auditeurs libres à des formations animées par des professionnels réservées aux permanents.

- Des heures supplémentaires peuvent être assurées contre (modeste) rétribution par des permanents disponibles aux bénévoles.

- Au sein des radios, inclure des bénévoles motivés dans les conseils d’administration et les préparer aux différentes fonctions selon leurs capacités et centres d’intérêt.

Les officiels

- Le partenariat avec les écoles de journalisme comme le fait l’ESJ Montpellier avec des radios associatives proches. Avec une convention financée par la région, cela permet de mixer étudiants salariés et bénévoles et de déboucher sur un enrichissement mutuel.

- La CORAC (Confédération des fédérations d’associations culturelles) propose des formations à l’élaboration de dossiers pour obtenir des financements européens pour 150 euros.

- La CPCA propose des formations gratuites généralistes pour la trésorerie, le secrétariat…

- Le DLA (Dispositif local d’accompagnement), assure un service d’audit dans certains départements. Les autoévaluations qu’ils proposent, souvent financées par le Conseil Général, laissent à désirer, mais il est possible de négocier une première étude Médiamétrie gratuite.

Conseils d’ordre général de Jean-François Biardeaud :

Pour faire valoir ce type de projet, il faut mettre en avant la partie que consent à prendre en charge la radio elle-même, comme le prêt de matériel, qui représente un certain coût. Ou également mettre l’accent sur le critère « action éducative » préconisé par le fonds de soutien aux radios associatives pour obtenir des aides sélectives accrues.

Sources iconographiques

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