publié le dimanche 14 juin 2009
Faut-il avoir une carte de presse pour pouvoir informer ?
Quelle différence entre la communication et l’information ?
À l’heure du journalisme participatif, les codes journalistiques de déontologie ne sont-ils pas dépassés ?
Quelle est place pour l’information de proximité ? Etc.
C’est en posant toutes ces questions que José GUÉRIN a lancé l’atelier.
Vrais journalistes ou pas ?
Les radios associatifs fonctionnent avec des bénévoles, mais engagent aussi un ou plusieurs « vrais journalistes ». Le lapsus fait sourire. Les autres journalistes, bénévoles, ne sont-ils pas aussi de « vrais » journalistes ? Leurs informations sont-elles de moindre qualité ? Non, pas selon l’avis des participants.
Très vite, les participants relient la question de la professionnalisation (au sens d’être rémunéré, pas au sens de capacités) à la carte de presse. Et là, les avis sont partagés. Pour certains, elle est un sésame qui ouvre les portes des conférences de presse, exemples à l’appui. Dans certains (rares) cas, elle est au contraire un handicap. Mais, pour la majorité, elle est surtout un « outil » qui ouvre parfois des portes… Mais bien moins que le savoir-faire.
Le cas France Bleu
Pour informer, les radios associatives doivent batailler. Contre les pouvoirs publics lorsqu’ils oublient de les inviter aux conférences de presse. Contre d’autres radios parfois. Au fil des témoignages, le cas France bleu apparaît récurrent. Dans certaines régions, la radio négocie l’exclusivité dans ses partenariats.
Conséquence : les radios associatives ne peuvent pas y participer comme partenaire. « On n’est pourtant pas concurrents mais bien complémentaires » lance un participant. Ils échangent entre eux leurs bons plans. Comment untel a fait pression sur le partenaire, comment tel autre a détourné l’accord exclusif de partenariat… Et une proposition surgit : celle d’écrire un courrier commun au ministre sur ce sujet.
Le journal Fakir propose un partenariat
Alors que les débats continuent et flirtent de nouveau avec la carte de presse, Isabelle BOURDAIS, participante dans cet atelier, propose d’aborder d’autres sujets. Notamment celui du journal Fakir. Sans subvention, ce journal créé à Reims et local jusque-là, vient de lancer une édition nationale de 44 pages sur l’Europe. Un de ses créateurs est présent pour remplacer François RUFFIN retardé.
Autour d’une ligne éditoriale commune, il propose aux radios associatives de créer un « front contre le rouleau compresseur de la pub ». Objectif ? Mutualiser les informations. Faire remonter les informations locales à la rédaction de Fakir qui se chargerait alors de leur donner un échos dans le journal, donnant à voir les radios associatives.
L’appel a été lancé, un exemplaire du journal a circulé dans la salle. Certains semblaient intéressés et se sont rapprochés des journalistes de Fakir à la fin de l’atelier.