publié le mercredi 10 juin 2009

A quelles subventions ou financement européens peuvent prétendre les radios associatives , et dans quels cadres ?
Pour animer l’atelier, Réjane Sourisseau était présente pour OPALE-CNAR culture, de même que François Moreaux pour la COFAC (coordination des fédérations et associations de culture et de communication).
Chacun leur tour, ils ont présenté en quelques mots leur organisme, avant de donner quelques éléments pour alimenter les échanges d’expériences.
Quelle motivation ?
« Pour monter un projet de financement européen, quelle a été votre principale motivation ? » La question est posée aux participants ayant déjà monté un projet de financement européen. Et la réponse est en premier lieu d’ordre financier. « On est tous à la recherche d’argent, surtout que les subventions des collectivités se réduisent » reconnaît l’un des participants. Pourtant, cette seule motivation n’est pas suffisante pour mener l’engagement à terme, et à bien. Le projet doit être bien pensé avant, et tenir à cœur de celui qui le monte, L’envie de participer à « l’aventure européenne », à « l’idéal européen » a également été évoqué.
Des conseils.
Lors de l’atelier, de nombreux conseils ont été livrés. Il n’a pas été possible de tout détailler. Il faut néanmoins retenir que les contraintes sont différentes selon qu’il s’agisse de financements dits « structurels » (Feder, FSE, Leader) ou de financements nécessitant une coopération transnationale. Dans ce second cas, des partenaires européens sont nécessaires.
Le risque financier est lourd. Souvent, les subventions n’arrivent qu’une fois le projet réalisé. Le participant doit donc s’assurer de pouvoir avancer les fonds (capacités à obtenir un prêt), et s’assurer que son projet n’est pas trop ambitieux pour sa structure. Le projet doit être à la mesure des capacités de la radio. Sur le plan comptable, de tels dossiers sont très complexes : il faut justifier tous les frais au centime près. A l’exception de quelques programmes, comme ceux de Grundtvig http://www.cnra.fr/IMG/pdf/Grundtvig-AO-2009-CNRA-Arras-16-05-09.pdf
Ensuite, la radio n’est pas obligée d’être la « tête de file » du projet. Elle peut être un « suiveur » auprès d’une radio étrangère ou d’une collectivité territoriale, ou en être un coordinateur. Son investissement dans le projet doit dépendre de ses capacités, financières et humaines.
Les radios qui pensent se lancer dans ce type de programmes doivent aussi s’assurer de la viabilité économiques de leurs partenaires européens. D’autre part, il importe de se mettre d’accord dès le départ et de préciser les mots comme « association », « bénévole » … qui ne recoupent pas les mêmes réalités d’une langue à l’autre. « Il faut faire attention que tous les partenaires parlent des mêmes choses et qu’ils vont au même endroit » explique François Moreaux. Au risque de mettre en péril le projet, et sa subvention.
Mais la réussite d’un projet ne tient pas qu’à sa viabilité économique. La gestion des effectifs en interne peut s’avérer difficile quand seul l’un des membres peut partir à l’étranger. Et une fois l’argent reçu : comment le partager entre les dépenses liées au projet et les dépenses liées au fonctionnement quotidien de la radio ? Il faut aussi se poser ces questions avant de se lancer.
Malgré les difficultés, mener un projet européen peut avoir des effets positifs, cela peut en effet contribuer en interne à dynamiser/ fédérer une équipe, à nourrir un projet, à utiliser/valoriser des compétences (langues étrangères ou autres) qui ne l’étaient pas ; sur le plan externe à améliorer, voire asseoir sa crédibilité auprès de ses partenaires locaux.
Où se renseigner sur les programmes ?
Les programmes de financement européen sont nombreux et multiples. Ils ne répondent pas tous aux mêmes besoins, ne demandent pas tous les mêmes garanties ou cadres. Faute de temps pour tous les traiter, et faute de lieu centralisé où se renseigner, les animateurs ont renvoyé les participants vers les sites suivants : relais Culture Europe ; jeunesse en action ; banlieues d’Europe ; la Cofac, section enjeu européen … Les participants ont ajouté quelques pistes. Comme se rapprocher de la mairie et du service jumelage.