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Le Festival des Ondes de Liberté à la croisée des chemins

Le Festival des Ondes de Liberté à la croisée des chemins

publié le jeudi 19 novembre 2009

Le succès de la 7° édition du Festival Ondes de Liberté marque une étape dans la vie de cette manifestation biennale dont l’objectif initial est d’enrichir la diversité du paysage médiatique ouest africain, consolider et élargir la liberté d’expression, améliorer la créativité des radios africaines.


Le festival a regroupé du 3 au 5 novembre 2009 à Bamako plus de 300 professionnels de la radio venus du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée, du Liberia, du Mali, du Niger, du Sénégal, de la République démocratique du Congo (RDC), du Canada et de France.

Ils ont échangé pendant trois jours sur le rôle que peuvent jouer les radios communautaires dans la lutte contre la traite des enfant en Afrique. Les marches du Festival

Le palmarès

Sur les 51 stations qui ont participé au concours organisé à cette occasion, seulement 37 étaient maliennes sur plus de 200 existantes. Radio Tabale, correspondante de la CNRA dans le cadre de son jumelage avec Divergence FM (Montpellier), est la seule radio de Bamako à avoir participé. 


Sur 31 œuvres présélectionnées, la radio libérienne Star Radio de Monrovia a remporté le grand "Prix du 26 mars" du concours radiophonique en langue française.

Le grand prix en langue bambara (parlée majoritairement au Mali et dans la sous-région) a été remis à la radio Ouaga FM du Burkina Faso.

Toujours en bambara, le prix de l’originalité revient à Radio Jamana de Diéma, celui de la créativité à Radio Kounari de Mopti. La radio Shiinyen de Yorosso a reçu le prix d’encouragement.


Pour les œuvres en français, Soleil FM de Conakry a enlevé le prix de l’originalité tandis que le prix d’encouragement a été décerné à Radio Jamana de Tombouctou.

Une ambition à l’échèle du continent

La présence de Madame Diarra Mariam Flantié Diallo, Ministre de la Communication et des nouvelles technologies, a permis de répondre à l’une des attentes des deux autres co-organisateurs de la manifestation, l’Union des Radios et Télévisions Libres du Mali (URTEL) et l’Institut Panos Afrique de l’Ouest (IPAO), à savoir la mise en place d’un secrétariat permanent autonome et pérenne dédié à l’organisation du festival, doté de ressources humaines, matérielles et financières. Isaïe Somboro (Administrateur de l'URTEL) et JP Gambier (Dél aux rel. internationales de la CNRA)

A l’instar des préconisations de l’étude réalisée par l’IPAO, le Mali, leader par le nombre et la densité de ses radios communautaires autorisées, entend se positionner comme l’organisateur d’une manifestation radiophonique de référence pour l’ensemble de l’Afrique. Il s’agirait d’ouvrir les festivals à d’autres aires linguistiques (anglophone et lusophone), d’inscrire le festival dans la durée (une semaine au lieu des trois jours actuels) et enfin d’y associer les acteurs non maliens.

Faire du Festival Ondes de Liberté « le FESPACO de la radio » constitue cependant un travail de longue haleine qui suppose un saut quantitatif et qualitatif qui ne pourra probablement pas être atteint à la prochaine édition qui constituera un palier décisif.

La CNRA fidèle au rendez-vous

Présente au Festival des Ondes de Liberté depuis la 4° édition en 2003, la CNRA était la seule à y représenter les radios associatives françaises. Elle constituait donc notre délégation nationale et a eu l’honneur d’être présentée officiellement et publiquement comme telle à Madame la Ministre Diarra Mariam Flantié Diallo. Madame la Ministre Diarra Mariam Flantié Diallo

Cette édition a été l’occasion de renforcer les partenariats tissés avec ses correspondants au Mali et développer ses contacts directs avec les autres radios de la « sous-région » et leurs organisations.

Notre délégué aux relations internationales, J.Paul Gambier, y a été plus que jamais sollicité par les radios participantes qui dans leurs questions aux radios européennes comme aux autres officiels présents en tribune lors des débats attendent des réponses concrètes et pratiques à la hauteur des enjeux et de leurs attentes.

C’est sur la base de ses acquis en matière de « jumelages » que la CNRA se propose de développer ces échanges d’expériences lors d’ateliers-rencontres qui restent à créer lors de la prochaine édition en 2011.

Son ouverture à l’ensemble de la communauté radiophonique africaine induira que le français n’y figurera plus comme « la » langue du du Festival. Avec ses partenaires et amis de l’Alliance des Radios Communautaires – ARC du Canada, la CNRA se propose en conséquence de renforcer le dynamisme du pôle francophone des radios communautaires africaines.

La CNRA se fixe comme ambition de contribuer à ce que leurs voix puissent être entendues « au Nord » pour ce qu’elles sont : des vecteurs de fraternité et de liberté. Djibril Kanté, Haby Diallo, JP Gambier, Tiémoko Koné.

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