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YACAST : le CSA nous chante n'importe quoi !

YACAST : le CSA nous chante n’importe quoi !

publié le mercredi 29 juillet 2009

Dans un article publié par Marianne2 le Mardi 28 Juillet 2009, Yacast conteste les listes de Nouvelles Productions Francophones publiées par le CSA au titre de la politique des quotas de chanson française.

Selon une étude Yacast, concurent de l’organisme choisi par le CSA, les statistiques sur la diffusion radio des chansons françaises livrées par TNS au Conseil supérieur de l’audiovisuel comporteraient 40% d’erreurs ! Le directeur général du CSA menacerait le cabinet de rompre son contrat.


N’allez pas demander au Conseil supérieur de l’audiovisuel quelles sont les dernières nouveautés en musique : depuis mars dernier, il répertorie Le Baptême de M, Bye bye de Menelik et autres titres des années 1990 (voire plus vieux) dans son barème des « nouveautés francophones », censé énumérer les passages chansons de langue française de moins de trois ans.

La faute au cabinet TNS Media Intelligence, chargé depuis le début de l’année de fournir les statistiques servant à faire respecter les quotas de chansons françaises à la radio. Selon une étude de la société Yacast (anciennement chargée de cette tâche), le taux d’erreur atteindrait 40% des chiffres fournis par TNS, comme le révélait le site Electron libre. Une marge que n’apprécie guère le directeur général du CSA qui a menacé par un courrier qu’a pu consulter Marianne2.fr de « rectifier les chiffres erronés et de veiller à l’exactitude des données » fournies, sous peine de résilier le marché dont elle est titulaire.

Publiées sur le site même du CSA, les listes de « nouveautés françaises » contiennent aussi bien des titres vieux de plus de dix ans (comme la chanson L’important c’est d’aimer de Pascal Obispo) que des chansons anglosaxones ! Sans compter quelques oublis, plutôt gênants : le single Play Boy d’Indochine et Prendre le temps de Sinsemilia sont absents des listings de TNS de même que Berlin, de Christophe Wilhem, pourtant diffusé 2128 fois entre mars et mai !

Yacast ne voit qu’une explication : « pour nous arracher ce marché stratégique, TNS a cassé les prix en proposant moitié moins que nous, explique un des auteurs de l’enquête Yacast. Ils s’imaginaient que ce type d’étude était simple mais, avec 40% d’erreurs, il faut se rendre à l’évidence : leur méthode de calcul n’est pas bonne ! »

Un petit contrat ouvrant sur un juteux marché

Filiale du groupe d’étude et de conseil TNS (dont dépend également le cabinet de sondage TNS Sofres), TNS Media Intelligence ne s’est pas avancé sur le terrain de la musique par appât du gain : à quelques milliers d’euros par mois, l’enquête CSA, remportée par TNS après un appel d’offre en début d’année, est un petit marché. En revanche, cette étude ouvre sur le marché de la pige publicitaire, bien plus juteux, sur lequel Yacast et TNS sont en concurrence directe.

Mais la bourde du contrat CSA pourrait bien compromettre les ambitions de TNS-Sofres : loin d’être anecdotique, le panel des Nouvelles productions francophones est un outil essentiel au CSA qui sanctionne ainsi les radios n’ayant pas respecté les quotas. L’erreur de TNS a donc exposé certaines radios à des sanctions non méritées et ouvert une brèche dans le système de veille du respect des quotas.

Voir en ligne : l’article dans Marianne2

P.-S.

Depuis l’article publié par Marianne2, le site Rue89 s’est lui aussi intéressé au dossier.

>> Lire l’article sur Rue89

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