Communiqué CNRA du 17 juillet 2015

RNT

Nouveaux appels à candidatures en RNT : la CNRA demande à nouveau au CSA et au Ministère de la Culture et de la Communication une concertation régulière avec les radios associatives

La CNRA a été successivement reçue jeudi 16 juillet 2015 au CSA par son Président Olivier Schrameck et Patrice Gélinet, membre en charge des radios, puis au Ministère de la Culture par Martin Ajdari, directeur général de la DGMIC, et Antoine Ganne, chef du Bureau des médias privés.
Alors que la CNRA remet ce vendredi sa contribution à la consultation publique relative au choix des zones de déploiement de la radio numérique terrestre, elle a réitéré sa demande de réunions de travail entre le CSA, le Ministère et les radios associatives.
Dans la continuité de son congrès national du Mans en mai dernier, la CNRA a rappelé l’impossibilité des radios associatives à assumer économiquement leur mutation vers la RNT. Elle demande donc ces concertations tripartites pour que soit apprécié comment seront mis en adéquation les moyens financiers apportés par l’Etat avec les besoins des futurs lancements en RNT pour les radios associatives qui émettent déjà en FM et les nouvelles qui en émergeront.
Pour rappel, le simple coût de la diffusion en RNT représente une charge supplémentaire entre 10.000 € et 12.000 € par émetteur et par an alors que des radios associatives voient diminuer leur financement par le FSER.
A ce titre, la CNRA a rappelé être en faveur de la RNT tout en étant circonspecte quant à son financement au regard de la rigueur budgétaire de l’Etat. Son message reste clair : "Non à la RNT si les radios associatives ne sont pas soutenues économiquement pour assumer une double diffusion en FM et en RNT".
Afin d’avoir une lecture précise des conditions techniques et économiques de la RNT, la CNRA encourage son lancement CTA par CTA avec une mise en diffusion simultanée des programmes. Elle a aussi indiqué avoir une préférence pour un lancement qualitatif plutôt que quantitatif.
Dans cette perspective, la CNRA demande que le calendrier de lancement des nouveaux appels à candidature soit revu pour être calé sur les possibilités de mise en oeuvre du PLF 2017. Un état des lieux du nombre de radios associatives actuelles et nouvelles retenues en RNT par le CSA permettra d’apprécier à quelle hauteur l’Etat doit abonder le FSER.
Il en va de la diversité radiophonique des associatives qui sera inévitablement mise à mal si le FSER devait être maintenu à son niveau actuel déjà insuffisant de 29 M€.
La CNRA appelle donc ses adhérents à la plus grande vigilance.

*représentée par son président, Jean-Yves Breteau, et son vice-président délégué aux relations avec le CSA, Hugues de Vesins.

 


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