Fédération des Radios Associatives Non-Commerciales du Languedoc Roussillon

 

Equipe dirigeante

Président : Guillaume DELORME
Trésorier : Daniel CHAMSON
Secrétaire : Laurent CHANIAC

 

 

 

Coordonnées

15, rue des volontaires 34000 Montpellier
Téléphone : 04 67 81 08 96
Mail : animateuratfranclr.fr ou infoatfranclr.fr

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Twitter : @franc_lr

 

Représentants auprés de la CNRA

  • Titulaires : Jean Paul GAMBIER & Laurent KELLER

 

Voir en ligne : Le site de la FRANC-LR

 L'ARRA, interlocuteur de la nouvelle grande région Languedoc Roussillon Midi Pyrénées et y représenter les radios associatives

 Eliane Blin et J.Paul Gambier, administrateurs de la CNRA et respectivement Présidente et Vice-président de l'Assemblée Régionale des Radios Associatives, l’ARRA, étaient à Toulouse le 29 octobre 2015 pour nous présenter ce nouvel interlocuteur de la future région.

 Créée en 2015, l’ARRA a pour objectif de structurer le réseau des radios associatives qui se reconnaissent dans les valeurs associatives et non commerciales de la CNRA à l’échelle de la nouvelle région. Elle se compose des radios de la Fédération des Radios Associatives Non commerciales du Languedoc Roussillon (FRANC-LR) et des radios de Midi Pyrénées, réunies sous une même bannière, pour anticiper et gérer les effets de la réforme territoriale prévue par la loi NOTRe.

 Servir la communication de proximité

 La FRANC MP et la FRANC LR, ont regroupé chacune une quarantaine de radios pendant près de 25 ans, avant que la FRANC-MP ne disparaisse récemment. Si ces radios ont eu des histoires bien différentes, elles ont désormais un avenir commun. On a pu le constater lors du colloque intitulé : « Nouvelle organisation territoriale de la République : nouveaux enjeux pour la communication audiovisuelle locale ».

 Du côté de la FRANC LR, J.Paul Gambier fut invité par Mme Dominique Bonmati, Président du CTA de Toulouse et du tribunal administratif de Montpellier, à détailler la convention qui lie la fédération et la région Languedoc-Roussillon. En effet, une convention pluriannuelle lie ces 2 entités jusqu’en 2017. La région accompagne cette fédération pour le travail de ses radios sur la communication sociale de proximité mais aussi pour ses contributions essentielles au patrimoine immatériel régional comme ses séries documentaires et coffrets de CD sur la mémoire des mineurs, républicains espagnols, sports traditionnels et rapatriés d'Algérie. Sans compter la participation de nombreuses radios sur des festivals, qu’elles soient simplement partenaires institutionnels ou couramment présentes via leurs sutios mobiles. En plus des aides directes versées aux radios, la fédération perçoit une aide correspondant à un programme d’actions actualisé annuellement. La FRANC LR lance ses appels à projet et rend compte de ses activités à la région en garantissant une équité territoriale dans l’attribution des productions.

 Les radios de Midi Pyrénées, elles, n’ont pas eu de convention cette année avec leur Région. Cette situation a fragilisé leur financement et si le soutien de la collectivité territoriale n’est pas ré-envisagé dès 2016, ses radios pourraient en pâtir durablement.

 Cela montre, si besoin était, l'importance pour ces radios d'être réunies, pour se présenter ensemble devant les nouveaux interlocuteurs institutionnels et les élus. La nouvelle région peut ainsi être aussi perçue come une chance qu’il faut saisir afin de faire évoluer les relations entre les politiques et les médias locaux. La nouvelle identité de cette région aura besoin nécessairement de médias pour la porter, y accueillir ses élu(e)s sur leurs antennes.

 Pour 2016…

 Ce partenariat avec la Région est l’assurance de subsides et un signe politique fort pourd’autres éventuels interlocuteurs. Néanmoins, si le principe de la mise en œuvre de la convention pour les radios membres e la FRANC-LR semble acquis et l’hypothèse de son extension à Midi Pyrénées a été « validé », Martin Malvy, actuel Président du conseil régional de Midi Pyrénées estime déjà qu’il n'y aura pas de quoi financer plus d’une centaine de radios. Devra-t-on alors forcer les opérateurs à se regrouper ?

 D’un point de vue technique, d’autres problématiques apparaissent sans que le CTA de Toulouse n’ait pu apporter de réponses. Que va-t-il se passer quand le périmètre de réception de la radio ne correspondra plus aux nouveaux territoires (Pays, communauté de communes) ?

 Et sur la RNT : le déploiement actuel est fait pour les métropoles. Celui de Montpellier apparaît comme particulièrement fantaisiste puisqu’il ne correspond à aucun bassin de vie. Quel avenir en RNT pour des radios «de pays» dont le projet radiophonique ancré dans le développement local ne cible pas ces métropoles ?

 C’est au CSA qu’il convient aussi d’anticiper sur les effets de cette réforme territoriale. Il a pour cela créé le Secrétariat aux territoires en vue d’améliorer les relations CTA-CSA. Néanmoins, comme pour l’ensemble de la mise en place de cette réforme, on se rend bien compte du chemin qu’il reste à parcourir…